Bordeaux

L’immobilier à Bordeaux : état des lieux

Publié par Nicolas Metivier

mars 10, 2020

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Élue destination européenne de l’année 2015, seule ville française sélectionnée en 2017 par le Los Angeles Times dans son classement des meilleures villes à visiter, ou encore première destination où les français souhaitent travailler : la ville bordelaise n’en finit plus d’attirer les convoitises. Conséquence : le marché de l’immobilier à Bordeaux a connu une évolution importante en l’espace de seulement quelques années. Voici plusieurs indications pour mieux appréhender le phénomène.

 

Une explosion des prix en 10 ans

Le prix du mètre carré à Bordeaux a augmenté de plus de 40% en l’espace d’une décennie seulement. Un logement qui valait ainsi 200 000 euros, en vaut désormais presque 300 000 ! Résultat, Bordeaux occupe les premières places des villes les plus chères de France. D’après les statistiques, le marché de l’immobilier augmentait chaque année pendant cette période d’environ 15%. Aujourd’hui, le prix du mètre carré se situe autour de 4500 euros en moyenne. Cette explosion rapide du marché est essentiellement due aux évolutions, elles aussi rapides, que la ville a connues. En témoigne l’aménagement du territoire, avec la piétonisation de la ville, la transformation des quais ou l’installation du tramway. Plus encore, la LGV Paris-Bordeaux a attiré de nouveaux acheteurs originaires de la capitale. Avec ces changements, l’achat de biens immobiliers est devenu plus difficile. Entrainant notamment un éloignement des nouveaux acheteurs vis-à-vis du centre-ville.

 

2019 : une accalmie relative

Le mouvement dans lequel le marché de l’immobilier à Bordeaux était embarqué depuis 10 ans semble s’être calmé depuis peu. Les chiffres diffèrent, mais dans l’ensemble ils constatent une légère baisse du marché – 7% de baisse au début de l’année 2019. Cette accalmie a permis de redonner un peu de souffle aux ventes. Elle a surtout marqué l’arrêt de l’explosion des prix. Toutefois, cette baisse est contrastée : elle ne concerne ni l’ancien, ni le centre-ville de Bordeaux. Les prix de ces deux derniers continuent encore d’augmenter. C’est pourquoi la métropole bordelaise a souhaité tester l’encadrement de certains loyers. Elle entend notamment fixer un prix maximum, autour de 3000 euros le mètre carré, pour une partie des logements neufs.

 

Une demande toujours aussi forte

Si la flambée des prix a connu une accalmie relative, la demande, elle, ne s’est pas tarie. La ville de Bordeaux continue d’attirer de potentiels acheteurs. Partant, l’écart entre l’offre et la demande demeure faible, au point d’avoir des délais allongés avant de trouver un bien. Cette forte demande permet néanmoins de stabiliser le marché de l’immobilier, en maintenant son dynamisme. Elle encourage aussi les politiques de construction, nécessaires pour répondre à l’accroissement des exigences. Nul doute que les prochaines élections municipales seront déterminantes pour l’avenir du marché de l’immobilier à Bordeaux.